English Abstract: The Canada Health Act (CHA) was adopted in 1984, to shore up a health-care system conceptualized in the 1960s. Under the CHA, universal coverage is limited to “medically necessary” hospital and physician services, to the exclusion of vital goods and services such as outpatient pharmaceuticals, dental care, long-term care, and many mental health services. Inequities resulting from these gaps in public coverage are partly to blame for pushing Canada’s health system to the bottom of recent international rankings. But there is more to modernizing Canada’s health care system, we argue, than filling these gaps in universal coverage. Every major health system review undertaken in Canada over the past decade has ended with a call for greater accountability, and rightly so: accountability is arguably the sine qua non of high-performing health systems. Whereas many countries have established open and rigorous processes for evaluating health goods and services, targeting public spending on those that deliver the biggest bang for buck, Canada’s governance mechanism for defining the medicare basket is passive, opaque and only tenuously evidence-driven. A move to expand medicare’s scope of coverage must be accompanied by improvements in this type of accountability.
French Abstract: La Loi canadienne sur la santé (LCS) a été adoptée en 1984 pour consolider un système de soins de santé mis en place dans les années 1960. Sous le régime de la LCS, la couverture universelle est limitée aux soins hospitaliers et médicaux « médicalement nécessaires ,» à l’exclusion des produits et des services tels que les produits pharmaceutiques ambulatoires, les soins dentaires, les soins de longue durée et de nombreux services en santé mentale. Les inégalités résultant de ces lacunes dans la couverture publique sont en partie à blâmer pour le classement en queue de peloton du système de santé canadien par rapport à d’autres pays. Les auteurs soutiennent que la modernisation du système de soins de santé du Canada exige beaucoup plus que de combler ces lacunes dans la couverture universelle. C’est à juste titre que chaque examen approfondi du système de santé entrepris au Canada au cours de la dernière décennie s’est conclu par un appel à une plus grande obligation de reddition de comptes : cette obligation est sans doute l’élément essentiel des systèmes de santé les plus efficaces. Alors que de nombreux pays ont mis en place un processus ouvert et rigoureux pour évaluer les produits et les services de santé, ciblant les dépenses publiques sur les produits et les services les plus rentables pour les sommes dépensées, le mécanisme de gouvernance du Canada pour définir le « panier de soins » est passif, opaque et n’a que des liens ténus avec les preuves. Une décision d’élargir la couverture de l’assurance-maladie doit s’accompagner d’améliorations de ce type d’obligation de reddition de comptes.
Keywords: Medicare; Canada Health Act; federalism; health care; accountability
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